5 octobre 2016

Je reprend un fil tenu, tendu,

Je suis là      devant Vous, derrière Vous, autour de Vous.   Je suis là,    Vivante.

Je reprend mon écriture, et ce chemin tracé que les yeux encouragent.

Je suis là devant vous,

et je reprend ce fil tenu. Peu m'emporte, Peu importe.

La distance est tout ce qu'il me reste à parcourir. L'amour m'accompagne.


Shanti

21 juin 2014

Casse tête amoureux

J'aime quand tu me dis que tu m'aimes et que tu m'aimes comme je t'aime. Même quand tu m'aime comme je t'aime quand même. J'aime. Tu aimes. Dis, tu aimes ? Dis tu aimes quand je t'aime même si tu m'aimes et que je t'aime quand même. J'aime comme ... j'aime ce que tu aime quand tu m'aimes et que tu aimes quand même ce que j'aime. Si j'aime ce que tu aimes et que tu aimes comme je t'aime c'est que tu aimes quand même ce que j'aime. J'aime J'aime J'aime. Tu aimes Tu aimes Tu aimes.
m - n, proximité alphabétique, la solution de ce casse tête est un pont de plus dans une colonie de lettres bien rangées. J'aime et que le m m'aime comme je t'aime. J'aime quand le m n quand même. Les opposés sont fait pour vivre côte à côte,
je viens de le trouver.

Shanti

5 juin 2014

Vogue d'amour

L'amour est un poème qui s'étend à l'infini
dans un sens comme dans l'autre
plein de sens et de contre-sens
qui sans que j'hésite, jette mes sens dans la déraison.

J'aime à l'infini
parfois j'en ris, parfois j'en pleure
parfois j'aimerais ne plus y penser.
Que cesse cette cogitation anesthésiante
Que l'émotion traverse mes peaux
Que respire mes ports

et qu'enfin toi et moi, nous partions en voyage.

17 avril 2014

Je traverse la vie, je marche. J'écris dans ma tête des histoires sans histoires que j'oublie d'inscrire sur les arbres, parce que j'ai peur de leur faire mal. Je l'ai croisé, elle était là au soleil. Elle attendait qu'il soit l'heure pour partir. Elle attendait l'heure parce qu'elle ne savait peut-être pas quoi attendre d'autre. C'est ce que je me suis dit, mais peut-être j'avais tort. Parce qu'elle était seule à le savoir, parce que je ne devrais pas toujours chercher à trouver. D'ailleurs je ne trouve rien. C'est même tout le contraire, je perd : mon sourire, mon enfance, ma vie. Mon corps parfois s'effrite et j'ai besoin de le mettre en scène comme ça, histoire de voir si je suis encore vivante, dedans. Si la douleur de mes entrailles est bien réelle, si le goût de mes larmes est bien salé.
J'écris des histoires, comme ça dans ma tête. Je me souviens de mes souvenirs. Je me les raconte sur un livre secret, imaginaire. Je les rend plus joli, plus doux. Je leur donne des excuses, des explications valable. Je leur dit :"Vous avez bien fait de venir sans vous je me serais peut-être ennuyer", peut-être.
Hier soir, il était là, tout près de moi, sa vie contre la mienne, il m'a dit "t'es bizarre tu sais mais je t'aime même si tu ne me crois pas". Je n'ai rien dit mais j'ai pensé.